A la queue leu leu

Origine d'une ribambelle d'expressions populaires

Date de parution : 24-04-08 | ISBN :  9782754006347 | 216 pages

Origines d'une ribambelle d'expressions populaires

" Il y a belle lurette" que nous utilisons une multitude d'expressions populaires imagées et souvent très drôles, dont nous ignorons pourtant très souvent l'origine et le sens premier... Gilles Guilleron se propose d'étudier ici avec l'humour et l'impertinence qui le caractérise, un choix d'expressions de la langue française, parmi lesquelles : " battre la chamade", " un bouc émissaire" ou encore le nom de cette nouvelle collection " au pied de la lettre"!

Après une brève analyse étymologique du terme clé, une courte histoire de l'expression et son sens contemporain, vous découvrirez également des citations, des explications plus développées et des anecdotes insolites, signalées par un système d'icônes.

 

En voici un petit mise en bouche:

Numéroter ses abattis : on perçoit intuitivement que ces abattis ont à voir avec l'abattoir ; autrement dit que ce terme est un dérivé du verbe abattre dont le sens menaçant n'échappe à personne. Initialement les abattis désignent les différents abats d'une volaille (tête, cou, pattes, ailes, foie, gésier). Adressée à une personne, cette expression prend un sens menaçant et inquiétant puisqu'elle suggère un violent combat qui se solderait par un démembrement du corps et donc la sage précaution de donner un numéro à chaque partie du corps.

Quelle culture ! Dans les Tontons flingueurs, Michel Audiard propose une variante haute en couleur de cette expression menaçante lorsqu'il fait dire à Raoul Volfoni (Bernard Blier), furieux d'avoir été boxé par Fernand Naudin (Lino Ventura) : " - Non mais t'as déjà vu ça ? En pleine paix, y chante et pis crac, un bourre-pif, mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi les dingues j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins d'Paris qu'on va l'retrouver éparpillé par petits buts façon puzzle… Moi quand on m'en fait trop j'correctionne plus, j'dynamite…j'disperse… et j'ventile…"

ISBN :  9782754006347 Date de parution : 24-04-08
216 pages
" Il y a belle lurette" que nous utilisons une multitude d'expressions populaires imagées et souvent très drôles, dont nous ignorons pourtant très souvent l'origine et le sens premier... Gilles Guilleron se propose d'étudier ici avec l'humour et l'impertinence qui le caractérise, un choix d'expressions de la langue française, parmi lesquelles : " battre la chamade", " un bouc émissaire" ou encore le nom de cette nouvelle collection " au pied de la lettre"! Après une brève analyse étymologique du terme clé, une courte histoire de l'expression et son sens contemporain, vous découvrirez également des citations, des explications plus développées et des anecdotes insolites, signalées par un système d'icônes.   En voici un petit mise en bouche: Numéroter ses abattis : on perçoit intuitivement que ces abattis ont à voir avec l'abattoir ; autrement dit que ce terme est un dérivé du verbe abattre dont le sens menaçant n'échappe à personne. Initialement les abattis désignent les différents abats d'une volaille (tête, cou, pattes, ailes, foie, gésier). Adressée à une personne, cette expression prend un sens menaçant et inquiétant puisqu'elle suggère un violent combat qui se solderait par un démembrement du corps et donc la sage précaution de donner un numéro à chaque partie du corps. Quelle culture ! Dans les Tontons flingueurs, Michel Audiard propose une variante haute en couleur de cette expression menaçante lorsqu'il fait dire à Raoul Volfoni (Bernard Blier), furieux d'avoir été boxé par Fernand Naudin (Lino Ventura) : " - Non mais t'as déjà vu ça ? En pleine paix, y chante et pis crac, un bourre-pif, mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi les dingues j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins d'Paris qu'on va l'retrouver éparpillé par petits buts façon puzzle… Moi quand on m'en fait trop j'correctionne plus, j'dynamite…j'disperse… et j'ventile…"